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    MIGRATIONS FORCÉES DANS LE SUD DU BRÉSIL :
    LES ATINGIDOS

     

    GUILLAUME LETURCQ

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    Le principal objectif de cette recherche est l'analyse des modifications d'espaces de vies suite à des migrations forcées, dans un cadre rural sud-américain. Le Brésil est un pays marqué par de grandes vagues migratoires internes et externes. Depuis les années soixante, une forme nouvelle de migration interne émerge avec la construction de grands barrages hydroélectriques. La construction et l'installation d'un grand barrage hydroélectrique perturbent profondément les sociétés rurales, notamment dans le Sud du Brésil au tournant du siècle.

    Les atingidos, les familles victimes des barrages du fleuve Uruguay se caractérisent par une population historique (indiens et caboclos) métissée par une colonisation européenne tardive datant d'environ 150 ans. Les populations atingidas doivent se réapproprier un espace de vie suite à leur déplacement forcé.

    Dans ce sens, la thèse étudie les relations entre espaces et sociétés, à savoir les relations et connexions existant entre l'ouvrage et les familles vivant à proximité. L'appréhension de ces relations s'est basée sur l'étude de deux barrages construits sur le fleuve Uruguay, frontière entre les deux états du Santa Catarina (au nord) et du Rio Grande do Sul (Sud). Étudiés à deux moments distincts de leur construction, ils permettent de mieux analyser le processus migratoire. Ainsi, il a été possible d'aborder les familles avant et après les migrations, car pour le barrage de Foz do Chapecó les populations étudiées n'avaient pas encore migré, alors que pour le barrage de Machadinho, les mouvements de populations dataient déjà de plus de cinq ans. En comparant les situations et espaces de vie des populations, l'éclairage sur les altérations subies est beaucoup plus concret.

    Les processus d'éviction et d'indemnisation et les mécanismes migratoires placent les familles dans des situations de vulnérabilité lorsqu'elles doivent s'adapter à de nouveaux territoires, où les interrelations sociales sont à reconstruire. Face à ces évolutions, les inégalités sociales sont mises en évidence et expliquent en partie les processus d'installation, manifestés sous trois formes : l'adaptation au nouveau cadre rural et communautaire ; l'insertion dans la nouvelle structure administrative et à ses aménagements ; et le maintien de liens avec l'ancien lieu de vie.

    La vulnérabilité des familles n'est pas forcément le principal facteur explication de leur stabilité sur leur nouvel espace de vie. Certaines, grâce à une adaptation réussie, se stabilisent et aident à l'établissement de nouvelles communautés ou nouveaux centres ruraux. D'autres familles n'arrivant pas à perdurer sur leur nouvel espace hésitent entre une stabilité douloureuse ou une nouvelle migration tout aussi incertaine (migration de retour, migration vers les centres économiques du pays, front pionniers, etc.)


    Fiche informative

    Lien vers la thèse

    http://gribresil.org/images/articles_pdf/These%20G.LETURCQ.pdf

    Discipline

    Géographie

    Directeurs

    Jean-René BERTRAND et Hervé DOMENACH

    Université

    Université du Maine

    Membres du jury de thèse, soutenue le 24 novembre 2010

    - Jean-René BERTRAND, professeur émérite de Géographie, université du Maine
    - Jeannine CORBONNOIS, professeure de Géographie, université du Maine
    - Hervé DOMENACH, professeur de Démographie, université Aix-Marseille III
    - Jean-Marc FOURNIER, professeur de Géographie, université de Caen
    - Sylvain SOUCHAUD, chargé de recherche à l'Institut de Recherche pour le Développement
    - Rosa M. VIEIRA MEDEIROS, professeure de Géographie, université Fédérale du Rio Grande do Sul

    Situation professionnelle actuelle

    Chercheur associé à ESO UMR 6590.

    Contact de l’auteur

    guillaume.leturcq@gmail.com

     

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