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    Muskuwaari, immigration et mutations spatio-agricoles en pays guiziga (Extrême-Nord Cameroun)

    FELIX WATANG ZIEBA

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    Cette étude porte sur les mutations spatio-agricoles en pays guiziga dans la région de l'Extrême-Nord Cameroun et a pour objectif de comprendre la dynamique actuelle de cet espace longtemps qualifié de zone d'émigration.

    Le pays guiziga est l'un des vieux bassins de peuplement des plaines de l'Extrême-Nord Cameroun. Il s'étend à la fois sur les départements du Mayo Kani et du Diamaré. Ses densités moyennes (30 hab/km2) justifient la disponibilité des vertisols encore inexploités et de plus en plus convoités par des migrants venus du pays toupouri situé dans la vallée du Logone plus au sud de la même région.

    Figure 1. Localisation de la zone d'étude 

    Le pays guiziga a constitué pendant près de quarante ans une zone de départ majeure pour 13 % de la population migrante dans la plaine de la Bénoué située dans la région du Nord aux conditions climatiques plutôt favorables à l'agriculture. Cependant, cette même zone (pays guiziga) connaît depuis le début des années 1990, un regain de dynamisme spatio-agricole important. On y constate le défrichement des derniers espaces inoccupés et l'occupation des zones interstitielles entre les différents terroirs guiziga par des immigrants originaires de la vallée du Logone en quête d'espace de culture de sorgho de contre saison (muskuwaari). Si l'ampleur de ce mouvement migratoire récent est relativement faible par rapport à celle des autres courants migratoires encadrés au Nord Cameroun (migrations vers la vallée de la Bénoué), il faut souligner qu'il s'agit de l'installation de plus de 400 familles de migrants, dans plus de 20 terroirs situés en pays guiziga, repartis dans 4 lamidats (Moutourwa, Midjivin, Mindif, Maroua), 4 arrondissements (Maroua, Moutourwa, Mindif, Dargala), bref dans le dernier espace ethnique homogène guiziga.

    Il est question ici de mettre en exergue cette nouvelle orientation de la mobilité dans la région de l'Extrême-Nord Cameroun tout en redéfinissant tout le système migratoire ruro-rural du Nord Cameroun avant d'analyser la relation conséquente entre ces nouvelles mobilités spatiales de la population et les mutations spatio-agricoles actuelles en pays guiziga.

    L'analyse des informations qui résultent de l'observation de terrain (enquêtes, entretiens, relevés GPS, prises de vue effectuées entre 2003 et 2007) et de l'exploration des documents (archives et ouvrages scientifiques) montrent que les mutations agricoles, foncières et territoriales sont en relation avec les mobilités spatiales récentes observées à l'intérieur de cette région. Elles se caractérisent surtout par une orientation sud/nord. Les mutations agricoles sont considérables à l'échelle de l'exploitation, d'un terroir d'immigration à un autre. Ceci tant au niveau de l'évolution de la taille des parcelles que de la production du muskuwaari. Quant aux mutations foncières, elles sont visibles à travers la transformation des modes d'accès à la terre et les stratégies mises en place par les acteurs immigrants et Guiziga. L'exemple des terroirs d'immigration témoins de Barawa Laddé, de Foulou et de Mobono méthodiquement choisis, illustre parfaitement ce point de vue.

    Par ailleurs, l'échelle supra-locale nous permet de voir la construction de territoires agricoles par les migrants au-delà des limites centenaires des lamidats. C'est le cas du petit terroir de Mobono qui s'est construit sur deux lamidats (Moutourwa et Mindif). Les frontières des lamidats sont alors de moins en moins considérées comme des obstacles à l'extension des espaces agricoles. On note aussi une recomposition du territoire d'immigration à travers l'éclatement de l'un des derniers espaces ethniques homogènes de la région de l'Extrême-Nord Cameroun.


    Fiche informative

    Discipline

    Géographie

    Directeur

    Jean Louis DONGMO, Université de Yaoundé I

    Université

    Université de Ngaoundéré (Cameroun)

    Membres du jury de thèse, soutenue le 13 décembre 2010

    - Maurice TSALEFAC, Professeur, Université de Dschang (Président du jury)
    - Jean Louis DONGMO, Professeur, Université de Yaoundé I (Rapporteur)
    - Samson ANGO MENGUE, Maitre de conférences, Université de Ngaoundéré (Examinateur 1)
    - Michel TCHOTSOUA, Maitre de conférences, Université de Ngaoundéré (Examinateur 2)
    - Christine RAIMOND, Directeur de recherché, IRD-Garoua (Membre)

    Situation professionnelle actuelle

    Assistant a l'université de Maroua (Cameroun)

    Contact de l’auteur

    watangf@yahoo.fr

     

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